29 avril 2026 – Grande salle
La soirée Colemine Records a tenu toutes ses promesses. Taylor Williams, Kendra Morris et Parlor Greens représentent un pertinent échantillon de ce que le label de l’Ohio offre comme palette musicale.
Taylor Williams et sa soul épurée ouvre les hostilités en mode guitare/voix. Son feeling et ses harmonies ne peinent pas à conquérir rapidement la grande salle. Le natif de Caroline du nord navigue entre compositions personnelles et reprises avec le magnifique « N°1 party anthem » des Arctic Monkeys.
Avec Kendra Morris et ses larges lunettes façon Tootsie, Colemine Records montre une autre facette de son catalogue. Les morceaux naviguent entre soul des années 60, doo-wop , rythm&blues et morceaux plus intimes. On sent que Kendra Morris a déjà une solide expérience de la scène. La température monte d’un cran.
Parlor Greens débarque « on stage » en guise de dessert. Il ne faut pas longtemps pour comprendre l’intention du trio américain, nouveau combo instrumental du label. Le groupe enchaine avec sincérité et maestria des morceaux incroyablement souples, funky, au groove imparable comme « in green we dream ou « driptorch ».
Jimmy James accompagne ses solos de guitare de mimiques habitées tout en proposant, au gré des morceaux, des escapades dans les classiques du rock. Black Sabbath, Jimmy Hendrix, Nirvana, White Stripe ou Led Zepelin et même le « careless whisper » de Georges Michael !
De son côté, Adam Scone vit sa musique et perpétue le son unique de son orgue Hammond B3, recouvert, pour l’occasion, d’un linceul couleur or à paillette. « 200 dollars blues », shuffle bluesy, donne lieu à un face à face clavier/guitare jouissif.
Quant au troisième larron, Tim Carman, batteur de blues accompli de Boston, il se pose en véritable colonne vertébrale du groupe. On sent le plaisir de jouer ensemble, la connivence entre les musiciens. Parlor Greens s’autorise aussi des reprises, à leur façon, de Dolly Parton (Jolene) et de Georges Harrison (My sweat lord). En live, les compositions du trio prennent de l’ampleur, débordent du cadre ce qui n’est pas forcément le cas sur leurs deux albums parus à ce jour.
Le set s’achève sur un « Tainted love » collégial où l’on retrouve sur scène tous les protagonistes de la soirée. Le public sort de l’Astro avec la banane. Mission accomplie
La set list
– In green we dream
– Eat your greens
– The ripper
– Jolene
– Mustard sauce
– Droptop
– Red dog
– Francisco smack
– Flowers
– Parlor strut
– West Memphis (driptorch)
– 200 dollar blues
– My sweat Lord
– Tainted love (rappel)

Retour sur le concert avec quelques clichés de Serge Béguet