Retour ou renaissance pour le groupe Mule Jenny, né en 2020. Après avoir composé et enregistré seul son premier album sous ce nom étrange, évoquant pêle-mêle la filature, les luddites, l’hybridation et un prénom féminin issu d’un opéra de Kurt Weill, Etienne Gaillochet (batteur et chanteur de We Insist!) est très vite rejoint par Max Roy et Théo Guéneau de Lysistrata.
Après plusieurs années de live, un deuxième album apparait, il reflète les vertus du live, de la spontanéité et de la dynamique, avec dorénavant un vrai son de groupe et une identité propre. On y trouvera l’idée d’un nouveau départ, d’un pas de côté, d’une licence fondatrice, une prise de parole et une prise de risque. Un album direct, franc et impulsif, qui fait le vide par le mouvement. Gardant la même inspiration que le précédent mais faisant aussi table rase, en se chargeant de vie, d’intention et de sens. La musique est toujours complexe, pleine de rebondissements math-rock et de virages en épingle à cheveux, mais les lignes de voix la guide dans un sens plus mélodique et pop.