ANGÈLE

Au croisement de Rihanna, de Lily Allen et de la Schtroumpfette, on trouve Angèle. Voix de velours, timbre désinvolte, la jeune Bruxelloise écrit ses textes dans un langage hyper contemporain où l’anodin côtoie l’existentiel et le trivial, la poésie.

 

Angèle c’est aussi un humour et une autodérision qui vous chatouillent à la tête comme une canette de Fanta bien secouée. Tout un package qui réinvente le concept de la chanteuse pop : celle-ci ne craint ni le ridicule, ni le malaise, et, tout en assumant ses références populaires, propose un univers singulier, urbain et résolument décomplexé.

 

A 21 ans, elle s’apprête à dévorer le monde et c’est peu de dire que celui-ci l’attend de pied ferme, tant la jeune femme est précédée par un incroyable bouche à oreille, orchestré via les réseaux sociaux. Alors qu’elle n’avait encore presque rien à montrer, la presse et les professionnels s’emballaient déjà sur elle. Il faut dire qu’elle a un sacré pedigree, et pas seulement familial (père chanteur, mère comédienne, frère rappeur).

 

Après un cursus au mythique Jazz Studio d’Anvers -elle est venue au chant par le piano-, Angèle s’est essayée à la meilleure école qui soit, celle des cafés où elle est allée travailler au corps une assistance épatée par le culot de cette piquante petite nana à qui rien ne semble faire peur. Pas même le public du rappeur Damso ni celui des soeurs Ibeyi, dont elle assure la première partie des tournées avec ses propres munitions : une série de bonbons acidulés, tout à fait irrésistibles. Attention les yeux, attention les oreilles, the next big thing, c’est elle.