Electro - Musiques du monde
KOKOKO! + TAXI KEBAB
07.03.2019 - 20H30 - PETITE SALLE
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ABONNÉ ASTRO : 5€ / PRÉVENTE : 8€ / SUR PLACE : 10€

KOKOKO! (FRANCE – RDC / ELECTRO – MUSIQUES DU MONDE)


KOKOKO! est un projet né à la faveur d’un tournage, celui du prochain projet de la Belle Kinoise (Staff Benda Bilili) accompagnés du producteur Débruit, documentant la scène contemporaine du Kinshasa underground.

 

Il y a d’abord ce groupe informel de musiciens de la rue Kato, quartier Ngwaka, inventeurs de leur propres instruments (presque des sculptures) à l’aide des ressources disponibles : roues de vélo, boîtes de lait en poudre, poignée d’accélérateur de moto… autant d’éléments qui participent à la création d’une identité sonore inouïe et dégagée de tout référence directe (une techno sans Détroit), proche par endroits de la musique savante (répétitive, concrète…) mais jamais détachée de la danse. L’autre figure de proue du projet est le performer Makara Bianco.

 

Accompagné d’une troupe de danseurs, il sévit dans son propre maquis  »Le Couloir de Bercy ». Sono poussée dans ses retranchements crachant des boucles électroniques hypnotiques et distordues, Makara court d’un bout à l’autre de l’estrade, harangue les spectateurs, provoque larsens et déflagrations noise jusqu’à la transe complète de l’auditoire, au cours de sets marathons pouvant durer jusqu’à six heures d’affilée.

 

Ensemble, ils forment le groupe KOKOKO! qui donne à entendre les sons du ghetto et des clubs du centre ville, ceux d’une modernité brute et libre, inventant tout à partir de rien comme pouvaient le faire le NYC des 80’s ou le Berlin de la décennie suivante.

TAXI KEBAB (ELECTRO – MUSIQUE ORIENTALE)


Taxi Kebab c’est la rencontre entre la musique électronique analogique et une guitare modulée influencée par le chaâbi et la musique arabe des joueurs de oud tels que les marocains Saïd Chraïbi, Haj Younes, Abid Bahri ou l’irakien Naseer Shamma.

Leur musique sillonne de nuit les routes marocaines et parcourt ses paysages entre improvisation instrumentale, textes chantés en darija (dialecte marocain) et sursauts ardents. En roue libre se développe un son psyché, désorienté et « désoriental » dans une atmosphère sombre et envoûtante.

Une musique biculturelle, éclectique et bipolaire sauce blanche et harissa.