Bacchantes est alors une voix faite de toutes ces voix. Mais également l’instrumentarium, dont chacune des quatre artistes s’empare. Dans ce deuxième album, il s’est largement étoffé, offrant la pos-sibilité de nouvelles textures, sans faire perdre cette impression intime et puissante de communion découverte.
C’est amusant aussi de réaliser comment le pragmatique peut écrire un peu l’es- thétique dans l’histoire de ce disque. Parce qu’Amélie Grosselin, Claire Grupallo, Astrid Radigue et Faustine Seilman habitent loin les unes des autres, l’écriture, admettra le temps long et s’adaptera au rythme des rencontres espacées et intenses qui obligent à la disponibilité entière aux autres et à la fulgurance.
Comme la musique sait être complexe et fluide, l’invite de Bacchantes est multiple, parce qu’il y a plusieurs façons d’être combattantes, parce que l’on peut aussi se tenir debout dans la joie, se (re)dresser pour danser.