Electro
CHAPELIER FOU + OCTAVE NOIRE
08.12.2017 - 20H30 - Petite Salle
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Abonné: 9€ – Prévente: 13€ – Sur place: 16€

CHAPELIER FOU – (ELECTRO / METZ)


Tirant son nom d’un des personnages du célèbre conte « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll, le jeune homme originaire de Metz, fait l’apprentissage du violon classique au Conservatoire dès l’âge de six ans, puis du clavecin. Cependant, plutôt que de se plier aux règles musicales du domaine classique, il préfère jouer dans des formations moins conformistes et enrichir sa palette instrumentale au contact de l’electro, de Kraftwerk à To Rococo Rot.

 

Qu’est ce qui fait singularité de Chapelier Fou ? De la musique électronique à ces magnifiques mélodies au violon qui donnent la chair de poule. Mais il ouvre également le champ des possibles, par son panel d’émotions variées et un travail d’orchestration dense. Pour Louis Warynski (Chapelier Fou pour l’état civil), la complexité est synonyme de fascination, et l’immersion au rendez-vous. Le résultat est unique, car porté par une volonté d’exploration qui ne peut laisser insensible.

OCTAVE NOIRE – (ELECTRO POP / FRANCE)


C’est d’abord l’Afrique qui éveille le jeune Octave Noire à la mu­sique. Et pour cause, il a vécu les dix premières années de sa vie en Côte d’Ivoire. Tout naturellement, sa musique a longtemps puisé à cette source jusqu’à son dernier album Néon, qui ne garde du continent noir qu’une empreinte légère.

 

Tout enfant qu’il était, Octave Noire n’envisageait pas sa vie d’adulte autrement que bercée de musique. Après maints appels du pied, ses parents lui offrent son premier instrument : un petit synthétiseur jouet. Il a 10 ans, ne sait pas le solfège mais reproduit, à l’oreille, ses mélodies préférées.

 

Dix années de cours de piano plus tard, le voilà conforté dans ses premiers désirs. Il sera musicien. D’où le cursus de musico­logie qu’il suit à la Sorbonne. Commode pour acquérir des bases solides en histoire de la musique. Malgré tout, cet apport académique ne colle pas vraiment avec ses goûts du moment. L’électro expérimentale de Kraftwerk comme le synthé de Jean-Michel Jarre – qu’il écoutait adolescent – lui trottent dans un coin de la tête. De même que quelques dignes représentants de la chanson française, au premier rang desquels figure Jacques Higelin, un artiste aussi abordable, parfois, que franchement barré, d’autres fois.

 

Octave Noire n’est pas étranger à ce type de grand écart. Lui-même a longtemps bidouillé avant de trouver son style.Qu’il veut maintenant ouvert et accessible. Sa musique, une électro-pop ample et puissante, projette illico ses images au fond de nos cerveaux. Un univers ultra-évocateur, cinématographique même, qui engendre des atmosphères avec un natu­rel déconcertant.